Jeudi 8 octobre 2009
Mouvement populaire né à Chicago dans les années 80, le Slam se propage à travers des scènes ouvertes, en France, depuis 1998. Scène ouverte à l'art oratoire, l'art de dire librement un texte librement choisi, scène ouverte à la rencontre.
Lors de cette soirée de poésie vivante, les travaux d'écriture d'une classe du Lycée Saint Etienne dans le cadre d'un Projet Artistique et Culturel seront présentés par Eric Cartier (Vibrillon, No-Bleu) et suivis d'une performance a capella du groupe Enterré sous X (collectif Slam, spok'n roll). Quatre slameurs se rencontrent, échangent, mélangent leur plume et leur stylo (solo, duo, quartet), invitent le public à vivre un voyage entre les mots et les sons, entre la mélodie et le cri du coeur.
Venez avec eux libérer vos envies de dire, d'écouter, de partager ces textes, ces mots, ces idées.

A cette occasion, les Editeurs Libres, jeune maison d'édition indépendante et engagé dans une culture populaire de qualité, présenteront leur travail : des livres sur les cultures actuelles (rap, graff...), et leur activité d'Art Shop : des toiles originales en séries limitées délivrées avec certificat d'authenticité numéroté sur du graff, du contemporain, des visions d'aujourd'hui.

Scène ouverte sans compétition mais avec un verre offert à celui qui déclamera sur scène !!

Entrée libre.

Le jeudi 22 octobre à 20h aux Docks de Cahors.
www.myspace.com/nobleu1
www.myspace.com/enterresousx
www.lesediteurslibres.com
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Lundi 21 septembre 2009
Le premier concours francophone de musique rap s’organise actuellement. Le « Francorap » permet de renouveler la scène rap française, mais surtout apporter une meilleure qualité en permettant à des talents de naitre. Le festival accompagnant le concours international est programmé pour 2010 à Toulouse. Le Maroc sera l’invité d’honneur pour la 1ère édition.

Avis aux artistes,
une sélection internationale est lancée officiellement depuis le  30 juin dernier.
Renseignements sur : http://www.francorap.com/
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Mercredi 16 septembre 2009

"C’est une chose que Romain n’avait pas imaginé. Pourtant, il s’était échiné à tout anticiper de la maladie, il se rappelait avec précision la longue agonie de sa mère et se servait de cette expérience pour devancer les événements. Cependant, il n’avait pu prévoir comme ses draps allaient l’engloutir, son corps disparaissant au fil des semaines. Allongé sur le dos il ne voyait de son anatomie que ses grands pieds dressés à la proue de son lit. Entre ceux-là et lui une étendue plate enveloppant son corps d’un drap rutilant. Momie ahurie écrasée de silence. Il se sentait d’ailleurs si ridicule, qu’il ne parvenait à voir autre chose qu’une ébauche de sourire vite réprimé sur le visage de ceux qui faisaient l’effort de venir le visiter. Au moment de franchir le pas de la porte, lorsque leur apparaissait le spectacle de cet homme à la figure posée sur des pieds, il comprenait la comédie de l’instant. Bien sur Romain oubliait que son teint gris et son visage émacié, n’auraient pu évoquer la chose cocasse pour ceux qui l’avaient accompagné une belle partie de son existence. Cela Romain ne le voyait plus. Toute son attention était captée par ce corps qu’il avait vu s’engloutir au cours des jours. Le second phénomène qui l’avait surpris fut la douleur. Ce petit mot. D.o.u.l.e.u.r. Doux à la prononciation, qui s’en va mourir en bout d’expiration et que l’on a presque envie de dire de façon suave. Cette douleur ressentie de longues heures. Celles nécessaires au médecin pour adapter le traitement et trouver le bon dosage en morphine. Patch diffusant au niveau de ses omoplates. Gélules du matin, du soir. Gélules à la demande. La douleur agrippée à sa peau, creusant son ventre d’une infinie lenteur. Cette douleur qui anéantissait l’espoir et détruisait le peu de force qui lui restait. Cette douleur l’a véritablement pris au dépourvu, de sorte que lorsqu’il en était débarrassé pour un temps, il ne parvenait véritablement à croire ce qu’il venait de vivre jusqu’à ce qu’elle ne réapparaisse. A sa soeur qui parfois s’endormait la tête posée à ses côtés, il s’était efforcé d’expliquer avec des mots simples la brutalité de la douleur qu’il pouvait ressentir mais sans y parvenir sincèrement.
Dans les derniers jours de juillet Romain a commencé à s’exprimer de façon très confuse. Les médecins nous ont expliqué que cela était la conséquence d’une atteinte cérébrale probablement associée aux effets des Morphiniques qu’il prenait alors en dose massive. Il chuchotait continuellement, les paupières closes, des lèvres fendues lui barrant son beau visage ravagé. Il chuchotait nuit et jour des paroles incompréhensibles. Je crois qu’il était question d’un pigeon et des toits d’une ville. C’est ce qu’il me semble avoir compris mais nous ne sommes pas tous d’accord sur ce point."

Julien Coquentin

Toute son oeuvre sur http://www.bwiti.odexpo.com/
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Lundi 14 septembre 2009
LULU MIRETTES VOIT ROUGE !

exposition collective et improvisée du 16 Septembre au 6 Novembre

Rouge couleur intemporelle et pleine d'émotion, Rouge colère, Rouge sang, Rouge passion...
Avec : M.P,  Axel, Marc le Dizet,  Lunat et  Mélanie Body.


Vernissage public le Vendredi 18 Septembre à partir de 18h30

Lulu Mirettes, 26 rue Caraman, 31000 Toulouse
Renseignements :
06-83-13-68-50 / 05-81-60-6075
http://lulumirettes.free.fr
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Jeudi 10 septembre 2009

Artistes ! C'est la rentrée.

 

Comme des yuppies mondialisés, spectateurs de vies TGV, nous étions surbookés.

Une fois n'est pas coutume car un artiste vous le savez, n'est qu'un glandeur, un traîne-savate, un assisté notoire. Alors au moins qu'il ferme sa gueule, qu'il n'emmerde pas les travailleurs ! Les voilà pourtant qui admirent le courage mort il y a 100 ans : sacrifiés à l'oreille coupée, poètes innommables.

 

Artiste comme la sous-caste qu'on offre aux laborieux pour qu'ils lui crachent au front, pour qu'ils supportent envieux l'humeur maussade qu'imprime en eux les gouvernements de passade : sophistes politiques, sophistes scientifiques, sophistes religieux, sophistes journaleux qui ne savent plus comment gérer cette foule qui les dépasse en nombre et en audace. C'est une guerre à coup de think tank, qui vaccine comme on assassine ! Oubliez les gilets pare-balles, place aux blouses blanches, aux injections létales. Les voici morts de peur au son de l'outsider ! A ficher les enfants, les professeurs et les libres penseurs sous les pointeurs du Grand Ordinateur.

 

3 derniers mois de l'an -3

Quand même l'art foutait le camp

Les marchands étaient occupés à vendre des maquettes de 100 pieds

Pour maison grande et vide

Les galeristes étaient occupés à se pâmer des beaux hasards

Des tâches sur papier buvard

Des milliardaires à la vie plate et triste

Voulaient qu'on les croie des artistes

Pour le cador un veau entier baignant dans une tombe de formol

Et sous le manteau des corps d'hommes ?

 

En ces soirs suffocants d'idéaux à papa réclamant tout leur saoul de ce pouvoir d'achat pour emplir leur ulcère d'une cirrhose du foie... Être artiste justement. Et vivre contre cela. En stoïcien et en cynique parfois, j'ai chié sur le pouvoir d'achat jusqu'à faire honte aux exploités en liste, victimes consentantes des barbaries capitalistes.

 

Me faudra-t-il en faire des pages ?

Mourir au fond d'une discothèque ?

En gagner des millions pour parler de modération ?

La moindre fleur de chanvre surpasse la Grande Bibliothèque !

Alors me contenterai-je de vivre

Rebelle aux autres hommes

Soumis à l'indicible.

 

Car me voici poète dandi

Avec femme et enfants

Corsaire à l'Occident !

Chlorophylle sur les dents

Des feuilles comme seuls panneaux solaires.

 

Oui me voilà Zarathoustra !

Frais descendu de la montagne

Calme sorcier Prêtre hystérique

En posture GoNoGo

Ivre d'en savoir trop

Oxydé entre le courage et la fuite.

Par Mélanie Body et Cédric lamarcelle - Publié dans : De bons artistes - Communauté : Passionart
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